L’EVEIL
DES TENEBRES – Tome 1 : LE CAVALIER NOIR (1973)
Auteure : Susan
COOPER
Susan
Mary Cooper (née
le 23 mai 1935) est une auteure anglaise de livres pour enfants. Elle est
surtout connue pour The Dark Is Rising, une série fantastique contemporaine se
déroulant en Angleterre et au Pays de Galles, qui intègre la mythologie
britannique comme les légendes arthuriennes et les héros populaires gallois.
Pour ce travail, elle a remporté en 2012 le prix à vie Margaret A. Edwards de
l'American Library Association, reconnaissant sa contribution à l'écriture pour
les adolescents. Dans les années 1970, deux des cinq romans ont été nommés
meilleur livre de langue anglaise de l'année avec un « contexte gallois
authentique » par le Welsh Books Council.[3] En 2024, la Science Fiction and
Fantasy Writers Association l'a nommée 40e Damon Knight Memorial Grand Master
en reconnaissance de ses contributions significatives à la littérature de
science-fiction et de fantasy.
Traductrice : Florence
DOLISI
Editeur : SAXO
(10 avril 2025)
Illustration de couverture : Justin HERNANDEZ
Merci ?
tout d’abord, aux éditions SAXO de l’envoi en Service Presse de ce roman !
4ème
de couverture :
« Le Marcheur est de sortie.
Nous allons passer
une très mauvaise nuit, et demain sera pire encore.
La veille de son anniversaire, Will Stanton remarque une série
de phénomènes étranges. Ses lapins ont peur de lui, des corbeaux le prennent
pour cible… et il y a cette neige, qui tombe à n’en plus finir et menace de
recouvrir tout le pays.
Le garçon ne tarde pas à en apprendre la raison. Sans le savoir,
il vient de rejoindre le Cercle des Anciens, des êtres aux pouvoirs surnaturels
destinés à combattre les Ténèbres, qui tentent d’envahir le monde. Le rôle de
Will est d’autant plus crucial qu’il est chargé de réunir les six Signes
indispensables à la lutte contre les forces obscures.
Mais celles-ci ont envoyé un dangereux cavalier à sa poursuite
pour l’empêcher de mener à bien sa mission… »
Sauf
erreur ou omission de ma part, les ouvrages édités par SAXO étaient destinés à
de jeunes lecteurs, je dirai moins de 10/11 ans.
Avec
cette réédition de « L’Eveil des Ténèbres-Le Cavalier Noir », il faut
reconnaître que le lectorat visé est plus « adolescent ». Autre particularité
du titre, c’est qu’il fut édité en 1978 chez Robert Laffont, dans l’éphémère
collection « L’Age des Etoiles » et réédité chez Gallimard par la
suite. Seul roman édité en France de Susan COOPER (auteure prolifique
anglo-saxonne pour divers types de lectorat), alors que le personnage central
de l’intrigue du présent ouvrage, WILL, se retrouve dans 3 autres romans.
Revenons
au roman qui nous concerne ; il est, à mon avis, excellent. J’ai ainsi
retrouvé le plaisir de sa découverte à l’époque de sa parution (sous un titre différent). Me souvenant de
l’illustration de couverture du regretté dessinateur de BD, Jean-Claude GAL,
spécialiste d’univers historique et de Fantasy.
Ici, l’illustrateur a repris l’esprit du texte
avec la confrontation du Cavalier Noir avec Will.
C’est
à l’approche de son 11ème anniversaire, lui le 7ème fils
de la fratrie d’un père, Monsieur STANTON, 7ème fils lui aussi. Will
va découvrir un monde qu’il était loin d’imaginer, à la fois proche mais aussi
très éloigné temporellement parlant de son coin d’Angleterre. Un monde de
magie, empreinte de légendes celtiques et gaëliques.
C’est
au travers de la quête pour retrouver les 6 Signes, des artefacts liés aux
éléments de la Terre, de façon à devenir un des « Anciens » les plus
puissants. Grace à son guide spirituel, Merriman, et la lecture d’un ouvrage de
magie. Will va se familiariser ainsi avec les pratiques de la magie des Anciens, à même de combattre
les forces de l’obscurité. Depuis le
passé jusqu’à aujourd’hui. Alors que le pays est l’objet de phénomènes
météorologiques extrêmes.
Extrait : « Le Signe qu’il contemplait était trés
fin, très sombre, et, dans le cercle, l’une des branches de la croix était
cassée. Quand Merriman s’en empara, quelques fragments s’en détachèrent et tombèrent
en poussière. Will comprit que cet objet était en bois, un bois rugueux et usé,
mais dont on distinguait encore le grain... Quercus Britannicus, répliqua
Merriman du ton brusque d’un professeur excédé. Autrement dit, le chêne. »
Mais
je n’en dirai pas plus, pour laisser au lecteur de plonger dans cet univers fantastique
où les pièges tendus à notre héros sont de plus en plus éprouvants.
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| Les suites à venir |
L’auteure
nous conte ces péripéties en plongeant dans les traditions de Noël d’Angleterre
(et notamment du Buckinghamshire, où elle est née et a vécu) de cette
décennie des années 1970, de l’esprit très soudé de la famille de Will,
pourtant loin de se douter des événements qui se passent dans ce petit coin d’Angleterre
proche de la Tamise, avec une approche savoureuse guère éloignée des contes de
Charles Dickens.
L’intrigue est captivante
et chaque personnage est parfaitement campé. On prend beaucoup de plaisir à
parcourir ces pages, grâce à une très bonne traduction. Respectant ainsi l’esprit
de l’auteure d’alors, tout en maintenant un petit air de notre modernité avec
une pointe de « nostalgie ».