ARRAKIS, la planète désertique décrite par Franck HERBERT dans son roman « DUNE ». Elle y recèle les fameuses épices. Epices qui permettent aux Fremens d'appréhender les réalités alternatives.
Ces univers foisonnent par-delà les confins de l’imagination. Ils peuplent mon existence depuis plus de 50 ans.
A travers mes humbles chroniques, mensuelles, j’aimerai vous emmener dans ces œuvres relevant de la littérature de l’Imaginaire.
FAITES LIRE ! La manifestation mancelle autour du livre, se
tiendra du lundi 25 septembre au dimanche 2 octobre 2022. « L’invité d’Honneur »
en est Molière !
Les stands dédiés aux auteurs invités verront
leurs portes ouvertes sur le week-end des 1er et 2 octobre 2022 ;
de 10h00 à 19h00 !
Parmi ceux-ci, citons les auteurs de littérature
de l’Imaginaire invités par la Librairie « L’INTREPIDE » et l’association
« LA 25EME HEURE DU LIVRE DU MANS ». Sous réserve, vous pourrez
rencontrer les romanciers suivants pour leurs derniers ouvrages édités ainsi
que pour des dédicaces :
Claire DUVIVIER
A cette occasion, lauréate 2022, Claire recevra
le prix de l’Imaginaire de la 25 Heure du Livre, dimanche 2 octobre 2022, à
11h45, Carré Plantagenet, au Musée Jean-Claude BOULARD…
Auteur : Claire KRUST – « Claire Krust a commencé à écrire à l’âge de dix ans des
histoires qu’elle ne terminait pas. Plus tard, elle découvre les littératures
de l’imaginaire avec des auteurs de fantasy jeunesse
(Pierre Bottero, Erik L’Homme, J. K. Rowling) puis à des auteurs adulte (Louise
Cooper, Robin Hobb). Ces lectures lui ont permis de porter un regard critique
sur son écriture et ses histoires. Dans une interview, Krust déclare avoir
complètement réécrit Les Neiges
de l’éternel, son premier roman, après avoir lu L’Assassin royal.
L’histoire de ce premier livre
est née vers 2008, quand elle était au lycée, sous forme de nouvelle écrite
pour un concours d’écriture. Quelques années plus tard, elle reprend l’histoire
avec l’envie d’en raconter la suite et de développer d’autres personnages.
Dans ses récits, les fantômes ont une place importante. En effet, Krust se
passionne pour ces êtres morts mais toujours encrés dans la vie, pouvant être
terrifiants ou amusants et dotés d’un point de vue particulier. Elle en fait
une source d’inspiration inépuisable, pleine de potentiel.
En parallèle de sa nouvelle
carrière d’auteure, Krust est rédactrice web chez Kreatic SAS. »
«
Shinya est l'onmyoji impérial. Maniant
l'illusion et la divination, il est le garant de l'équilibre entre le monde des
humains et celui des esprits, à la fois protecteur, juge et bourreau. Quand la
fiancée de l'empereur est victime d'une étrange malédiction, c'est à lui de
mener l'enquête. Shinya se lance sur les traces du coupable, mais celles-ci
semblent conduire tout droit vers un lieu de son propre passé, qu'il pensait
oublié...
D'où vient la longévité extraordinaire de Shinya et la marque noire qui apparaît
parfois sur son front ? Quel prix l'onmyoji est-il prêt à payer pour maintenir
l'équilibre ?
Avec L'Héritage de l'esprit-roi,
Claire Krust revient dans son univers japonisant de prédilection qu'elle avait
déjà exploré dans Les Neiges de l'éternel. Avec la sensibilité qu'on lui
connaît, elle propose une relecture personnelle des liens qui unissent humains
et esprit…»
https://voyapon.com/fr/yokai-japonais-monstres-legendes/Kagirohi Art
L’Héritage de l’Esprit-Roi est,
pour moi, le très bon roman de l’Imaginaire de la rentrée. Il s’avère être
accessible à un très large éventail de lectrices et de lecteurs.
Je ne suis pas un familier des créatures issues des légendes du
pays du Soleil Levant. Tout au plus, « TOTORO »
ou « PRINCESSE MONONOKE »
de Miyazaki. Sous le charme des illustrations (sublimes) de Benjamin Lacombe
pour l’ouvrage « Esprit et créatures
du Japon » de Lafacario Hearn aux éditions SOLEIL, collection
Métamorphose.
Avec « L’Héritage de
l’Esprit-Roi », Claire Krust met en lumière une galerie de fantômes,
de shikis ordonnée autour du personnage de Shinya l’onmyoji…
L’ouvrage commence par une séquence d’ouverture plus
traditionnelle au cinéma. Une « mise en bouche » des pratiques de
magie d’un personnage mystérieux. Elimination d’un fantôme ; absorption d’un
shikigami, Aï !
Hyakki Yakō (百鬼夜行) par Kawanabe Kyōsai. |Image : British Museum
Derrière les attitudes et la puissance de l’art de la magie de
Shinya, onmyoji auprès de l’empereur (la charge a vraiment existé au
XVème siècle), il fait l’objet de jalousie puissante, à commencer par la
famille de Sayo, La Maîtresse des Fleurs » dont une ancêtre a formé Shinya
en son temps.
Shinya est sans âge, à la fois jeune, adulte et vieillard. Et
nul ne connaît son passé. C’est en outre un être solitaire, exempt de toute
attache amoureuse !
Claire Krustva alors distiller au lecteur les pages
sombres de sa vie, depuis son apprentissage de l’art de la guerre au côté de
son père jusqu’aux circonstances de sa rencontre avec Hinode, une esprit-magicienne
fondatrice avec d’autres puissants esprits dont l’Esprit-Roi, d’une cité invisible
aux mortels humains. Cité où sont accueillies toutes les créatures magiques du
folklore japonais. C’est d’ailleurs elle qui lui remet un katana blanc, une
arme subtile et magique contre les démons.
Appelé par un des hauts dignitaires du palais impérial, Shinya se
voit sollicité pour trouver et vaincre l’emprise dont est victime la fille du
dignitaire (en l’occurrence promise à l’empereur), aidé de Sayo. Un très
puissant charme inconnu ! Shinya soupçonne l’intervention d’une puissance
magique envoyée par un esprit de la Ville de l’Esprit-Roi.
C’est pour lui un retour à un passé douloureux, lui, le seul
humain, à avoir résidé dans cette fameuse ville, le visage caché derrière un
masque blanc. Son avenir semble résider dans ses murs !
Le roman de Claire Krust, après les Neiges de l’Eternel et les 2 volumes
de l’Envolée des Enges, est une passionnante découverte des traditions et des
pratiques magiques dans l’imaginaire nippon. Dense sans être rébarbatif, elle
tisse ce qui fait le charme et la richesse des contes japonais.
Une aventure à la fois humaine, à la fois magique. Elle met en
lumière la noblesse mais aussi la malice de Shinya ; sa maîtrise de l’art
du signe magique, stupéfiante, accompagnée d’un parfum de thé, boisson des esprits
par excellence !
Je me suis laissé porter par
tout cet univers fantasmagorique. Riche, sans être lourd ; passionnant
sans être didactique et professoral. A lire absolument en savourant la très belle couverture de ZARIEL !
1952. Une météorite s’écrase au large de
Washington, dévastant une grande partie de la côte Est des États-Unis et tuant
la plupart des habitants dans un rayon de plusieurs centaines de kilomètres.
Par chance, Elma York et son mari, Nathaniel, en congé dans les Poconos,
échappent au cataclysme et parviennent à rejoindre une base militaire. Elma, génie mathématique et pilote pendant la
Seconde Guerre mondiale, et Nathaniel, ingénieur spatial, tentent de convaincre
les militaires que la météorite n’a pu être dirigée par les Russes. Mais, ce
faisant, ils découvrent que la catastrophe va dérégler le climat de manière
irréversible et entraîner, à terme, l’extinction de l’humanité. Seule issue : l’espace. Une coalition
internationale lance un programme spatial de grande envergure… inaccessible aux
femmes. Elma compte pourtant bien y prendre part et devenir la première Lady
Astronaute.
Récit d’une conquête spatiale digne de L’Étoffe des héros, Vers
les étoiles a reçu les prix les plus prestigieux de la
science-fiction : Prix Hugo, Prix Locus, Prix Nebula, Prix Sidewise.»
Si vous avez vu le film
« Les figures de l’ombre », inspiré du roman de M.L. SHETTERLY, vous allez être
familiarisé par l’univers de la conquête spatiale vu du côté des U.S.A.
Surtout vers l’ensemble
de ses « petites mains » ; les « calculettes » chargées
de transcrire en formules mathématiques les données nécessaires à l’envoi d’une
fusée habitée vers l’espace. Une partie des personnels étant des femmes
afro-américaines !
Dans ce roman qui se
lit comme un documentaire passionnant, l’envers du décors masculin (voire
machiste) de la conquête spatiale (regardez L’étoffe des Héros) se trouve
resitué du côté féminin. De très nombreuses femmes, qui avaient piloté des
avions durant la Seconde Guerre Mondiale, se retrouvaient ignorées, méprisées
parfois, pendant cette période de l’après-guerre !
Mary Robinette KOWAL restitue
avec « humanité » l’importance de leur rôle dans ces années troublées.
A plus forte raison quand survient la fiction sous la forme d’une météorite. Cet
énorme caillou va créer ainsi les conséquences d’un second choc glaciaire fatal,
susceptible d’éradiquer toute vie sur Terre.
L’espace est donc la
solution pour permettre une survie de notre espèce. Vers l’installation de
colonies sur la Lune d’abord, puis Mars ! Mais la conquête de l’espace n’en
est encore qu’à ses balbutiements.
Une collaboration à l’échelle
de la planète va mettre en valeur tous les talents mathématiques et les simulations
d’une fusée capables d’emmener des hommes et des femmes hors de notre
atmosphère. Bien évidemment, à cette époque les moyens de calculs étaient quasi
inexistants et il fallait se fier aux seules connaissances intellectuelles des
meilleurs mathématiciens dont beaucoup étaient des femmes. Qui vont vouloir
profiter de cette situation pour devenir astronautes…
Ce fourmillement d’intelligence
est idéalement mis en scène à travers le roman de Mary Robinette KOWAL. Basé
sur une recherche des témoins, des documents de l’époque des années 50 et 60… Plongeant aussi dans la situation des
minorités noires et de la société américaine blanche raciste. Je pense à cette
partie de l’histoire où un groupe de femmes blanches emmené par Elma envisage
de monter un spectacle de meeting aérien féminin pour montrer qu’elles ont leur
place pour piloter une fusée, mais ne trouve pas d’avions. Elles se tournent
alors vers une escadrille constituée exclusivement de femmes de couleur capable
de leur prêter leurs propres avions…
Pourtant la survie de
beaucoup dépend de la mise en commun de tous les savoirs.
J’ai pris un véritable
plaisir de lecteur à découvrir ce roman, très documenté (une sélection
documentaire figure en fin du roman), et qui a mérité l’ensemble des prix reçus.
Une conquête mêlée d’humour sur la situation des femmes dans la société
américaine des années 50. Elma a beau avoir un fort caractère, elle est souvent
en butte aux préjugés des hommes qui ne cherchent qu’à diminuer leur rôle !
Son moral en est souvent affecté !
Cela m’a donné envie de
lire le petit ouvrage « Lady Astronaut » constitué de nouvelles plus
ou moins longues qui prolongent les chroniques de ce roman. Le plaisir de la
lecture est augmenté je pense par la traduction fluide de Patrick Imbert !
Il me reste à lire "Vers Mars" ; en attendant en octobre prochain "Sur la Lune" !
Auteur : Laurent GENEFORT - Né en
1968, Laurent Genefort a vingt ans quand paraît son premier roman dans la
mythique collection « Anticipation ». Une grosse quarantaine de
livres plus tard, il est aujourd’hui l’une des figures de proue de la
science-fiction française et, sans doute, le meilleur de ses créateurs
d’univers. Au sein de son œuvre considérable, on soulignera comme il se doit le
cycle « Omale », Points
chauds, lauréat des prix Rosny Aîné et du Lundi, ou bien
encore Lum’en,
salué par un improbable triplé littéraire inédit : Prix Rosny Aîné, Prix
Julia Verlanger et Grand Prix de l’Imaginaire.
Editeur :
LE BELIAL – Collection UNE HEURE LUMIERE
Illustration (très réussie) de couverture : Aurélien POLICE
Sortie :
MAI 2022
Prix :
8.90 €
114 pages
Résumé 4ème
de couverture :
« Le Blend : une
communauté de millions d’espèces sentientes vivant en paix dans ce qui
ressemble au meilleur des mondes, un concert des nations à l’échelle galactique
auquel vient de se joindre la Terre. Depuis l’arrivée de la délégation
extraterrestre au siège des Nations Unies, l’humanité bénéficie de nombreux cadeaux
destinés à lui faciliter la vie. Mais cela n’est pas sans contreparties. Ce qui
intéresse le Blend, c’est une activité que cette société d’outre-espace
patchwork ne sait plus pratiquer : la guerre. Un contrat a donc été conclu
entre l’ONU et le Blend. Les premiers prêtent des soldats pour des opérations
d’encadrement et de maintien de l’ordre. Les seconds se chargent d’équiper ces
derniers, de les emmener sur zone puis de les rapatrier. Lui, c’est un soldat de la force Opexx. Atteint
du syndrome de Restorff, un déficit empathique, son efficacité en mission s’en
trouve renforcée. Une qualité qui n’exclut pas les questions au fil des
déploiements sur les théâtres d’opérations extrasolaires. « Répondez à l’appel de l’ailleurs ! » Tel est le
slogan d’Opexx. Un ailleurs qui pourrait bien être avant tout un autrement… »
Dans un temps bien lointain, je lisais des fascicules des
éditions ARTIMA (Sidéral, Aventures Fiction…) reprenant des histoires venues de
revues américaines de chez DC.
Ces histoires, écrites au moment de la Guerre froide, par John
Broome ou Gardner Fox, étaient souvent basées sur le même schéma narratif, à
savoir des histoires d’invasions extraterrestres. Des humains étaient les
victimes involontaires de complots ourdis par des entités venues de l’espace
aux apparences les plus improbables : animales, minérales… L’éveil et mon attrait
pour la science-fiction plonge dans ces souvenirs d’enfance !
Page d'illustration dessinée par Carmine Infantino - Copyright DC (Strange Adventures)
Aujourd’hui, Laurent GENEFORT entraîne le lecteur dans une
« invasion » d'une toute autre nature.
Le Blend, est désireux d’accueillir la Terre comme un de ses
membres officiels. Toutefois, une des caractéristiques humaines le
fascine : notre propension à la violence, au bellicisme !
C’est ainsi que des unités militaires spécialisées sont
constituées. En fonction des campagnes à mener sur d’autres mondes, ces unités
sont « transférées » afin de mener leurs missions : guerres diverses, protection de créatures… Toutefois, à chaque retour de mission,
l’ensemble des participants subit un examen psychologique poussé et une
« déprogrammation » : « ... Nous c’est juste la D.P. Deux
lettres pour désigner une opération consistant à réinitialiser nos implants
neuraux. Même si c’est totalement indolore, on nous charcute la cervelle… Pour
notre bien… »Extrait
Pourtant, le narrateur, du fait de son syndrome de Restorff,
« on ne souffre jamais de troubles post-traumatiques »-Extrait
Malgré tout, sa mémoire persiste à conserver des souvenirs, du
langage venu des mondes traversés. Son comportement s’altère avec des
collègues, dans son couple, au point de l’amener vers une solution ultime !
A travers des chapitres courts pour ce court roman, Laurent GENEFORT alterne le
compte-rendu des missions avec leurs dangers et les retours à la vie civile qui
se complexifient.
Par son écriture imaginative, la mise en place des relations de
nos amis extraterrestres, il crée un véritable suspens où le lecteur participe,
peu à peu, à une « descente aux enfers » du narrateur. Scrutant les
failles dans la logique des instances employeurs.
L’auteur offre un pur texte de science-fiction, à l’image de la
plupart de ses cycles littéraires (je ne voudrai pas oublier ses romans de
fantasy – ALAET L’INSOUCIANTest
toujours présent dans ma bibliothèque - ou d’uchronie),
où il déploie une
imagination pour créer des mondes d’ailleurs qui lui ont valu de multiples
récompenses et la reconnaissance d’un lectorat toujours aussi nombreux, depuis
ses premiers textes pour la mythique collection FLEUVE NOIR Anticipation. Je recommande bien chaleureusement le présent ouvrage !
J’en extrait « LES PEAUX EPAISSES »
dont les amateurs de BD ont pu découvrir et apprécier l’adaptation par Serge LETENDRE (La Quête de l’Oiseau du
Temps) et mis en image par Pasquale
FRISENDA ; aux HUMANOÏDES ASSOCIES !
Une "Fantasy Historique", terme nouveau rapporté dans cette chronique du site "LE CULTE D'APOPHIS" !
Je reviens vers vous pour un conseil de lecture estivale, à vous lecteurs d'Imaginaire. Un bon gros pavé sur la serviette de sable, de près de 500 pages et vous allez embarquer dans un voyage magnifié par l'écriture magique de Brian McCLELLAN. Une guerre de pouvoir où tous les coups sont permis, conseillée par Brandon SANDERSON himself, qui s'y connait dans ce genre de littérature : "Ce roman est juste génial. J'ai apprécié chaque moment. Une magie innovante, une intrigue intense, un monde captivant. Je me suis éclaté !"
"Il n’est pas facile de renverser un roi. Pourtant, le coup d’État fomenté par le maréchal Tamas a envoyé les nobles à la guillotine et sauvé le peuple d’Adro de la famine. Mais ce n’est qu’un début et il le sait. La guerre couve entre les Neuf Nations, et les Kez, privés de juteux accords commerciaux, sont sur le point d’envahir Adro. Tamas doit compter sur les derniers poudremages de sa cabale, ainsi que sur Taniel, un tireur d’élite qui est également son fils, et Adamat, un ancien inspecteur de police désormais détective."
L'été, c'est la période propice à se laisser aller à des lectures Yougn Adults, sur la plage ou sur vos sites de vacances. Voilà deux titres tirés du catalogue de chez J'AI LU et parus initialement chez de SAXUS !
Alors qu’elle se remet de ses blessures à la suite d’un massacre inexpliqué, Alex Stern se voit proposer d’intégrer l’université Yale au sein de la Maison Léthé. Cette société secrète a pour mission de contrôler l’usage de la magie au sein des huit autres maisons que compte la prestigieuse institution. La jeune femme doit cette position enviable quoique dangereuse à un talent très particulier : elle est capable de voir les fantômes. Mais un soir, elle est témoin d’un meurtre d’une violence rare. Son enquête la confrontera à des forces qui défient l’imagination…
À Scion-Londres, les clairvoyants n’ont pas droit de cité. Ils sont pourtant nombreux à vivre et à travailler dans la clandestinité, comme Paige, dont le job consiste à voler des informations dans l’esprit des gens pour le compte d’un baron de la pègre. Un soir, la police psychique l’appréhende et l’envoie à Oxford, dans un camp de rééducation où des êtres dotés d’un pouvoir inimaginable, les réphaïm, font régner la terreur. L’un d’eux, le gouverneur Arcturus, la prend sous son aile et lui propose même de l’aider à développer ses talents. Mais Paige n’a qu’un seul objectif : l’évasion.
C'est inventif, frais, empli de magies et vous deviendrez accros à ces excellents romans de plus de 500 pages. Vous allez forcément attirer l'attention de vos voisin e s de serviettes de plage qui ne manqueront pas de vous en demander le prêt. Alors, soyez sympa et faites passer...
SUR LA ROUTE
D’ALDEBARAN (Walking to Aldebaran - 2019)
Auteur :
Adrian TCHAIKOVSKY
Né en 1972 à Woodhall
Spa, dans le Lincolnshire, Adrian Tchaikovsky, après des études de zoologie et
de psychologie, a longtemps travaillé comme juriste. Écrivain à plein temps
depuis 2018, trois de ses romans ont été publiés à ce jour en France, tous chez
Denoël, dont le premier d’entre eux, le très remarqué Dans la toile du temps, lauréat du prix Arthur C. Clarke. Il est
aujourd’hui considéré comme l’une des voix les plus prometteuses des
littératures de l’Imaginaire britannique. Improbable rencontre entre La Grande Porte de Frederik Pohl et le Alien de Ridley Scott, Sur la route d’Aldébaran est sa première apparition dans la collection
« Une heure-lumière ».
Traduction : Henry-Luc PLANCHA
Editeur :
LE BELIAL – Collection UNE HEURE LUMIERE
Sortie :
Janvier2021
Illustration
de couverture : Aurélien POLICE
Prix :
9.90 €
154 pages
Résumé 4ème
de couverture :
«
Aux confins du Système solaire, la sonde spatiale Kaveney découvre…
quelque chose — une structure fractale gigantesque dotée d’une propriété
étonnante : elle semble présenter la même face quel que soit l’angle sous
lequel on l’observe. Vite surnommé le Dieu-Grenouille en raison de son
apparence vaguement batracienne, l’artefact fascine autant qu’il intrigue,
d’autant que son origine non-humaine ne fait guère de doute. Face à l’enjeu
majeur que représente pareille trouvaille, un équipage international de
vingt-neuf membres est constitué. Avec pour mission, au terme d’un voyage de
plusieurs dizaines d’années dans les flancs du Don
Quichotte, de percer les mystères du Dieu-Grenouille. Or, ce qui
attend ces ambassadeurs de l’humanité défie tous les pronostics. Toutes les
merveilles. Toutes les horreurs…
« C’est
référencé, c’est horrible et c’est drôle. À lire sans hésitation. » L’Épaule d’Orion
Salut Gary Rendell, c’est moi Toto (puisque c’est ainsi que tu m’interpelles)
et je viens de terminer ton histoire, ou plutôt d’une partie de ton histoire.
Entre l’initiative, la préparation et l’envoi de l’expédition destinée à découvrir
les secrets de l’artéfact Dieu-Grenouille et de ses multiples ouvertures ;
et de tes pérégrinations et rencontres en tout genre à l’intérieur des dites cavités
sans fin, là où tu t’es perdu ! Après avoir assisté à la disparition de tous tes collègues…
Commenté avec humour, tu m’as balancé quelques références à la
culture ciné SF classique et l’incontournable ALIEN. Mais la vérité était
ailleurs !
Commencé sur le ton « cool »,
je t’ai senti devenir schizo, brutal, irascible, violent, fou peut-être dans ce
labyrinthe de l’espace qui défie tes connaissances rationnelles de terrien. A l’image
du fameux monolithe de « 2 001, l’odyssée de l’espace ».
Et ton vaisseau spatial qui t’a amené jusque-là, le Don Quichotte, nom prédestiné. Le héros
de Cervantès ne confondait-il pas des moulins avec des géants, c’est un peu ton
histoire, non !
C’est vrai que tes rencontres, ton parcours ressembleraient à
des visions de l’enfer du peintre Bosch : « … Le prédateur ne s’arrête pas ; il ne peut sans doute pas
me voir. Mais moi, je le peux, ce qui modifie mon jugement car il est beaucoup
plus horrible que ce qu’avait envisagé mon pauvre esprit terrestre. La majeure
partie de son corps se compose d’un entrelacs d’intestins répandu comme du
lierre le long du couloir… avec ses sortes de becs, au moins sept, disposés en vis-à-vis
et dotés de bords dentelés… ». Extrait
Tu as beaucoup parlé de situations politiques pas simples aussi :« … Et les choses se sont gâtées, et le temps a passé, et quelques
petites guerres ont éclaté sur Terre, conférant à plusieurs membres d’équipage
le statut théorique d’ennemis mortel pendant des mois, voire des années ;
le genre d’absurdité difficile à soutenir quand on traverse la ceinture
d’astéroïdes, qu’on s’éloigne de Mars pour approcher Jupiter et qu’aucun
gouvernement n’a pu faire engager un commissaire politique à bord... ». Extrait
Un peu de sérieux maintenant
pour qualifier cette novella du lauréat du prix Arthur C. CLARK pour « Dans
la toile du temps ». Je l’ai trouvée excellente. L’écriture,
très visuelle, en fait une des bonnes surprises d’une collection qui en compte
pourtant beaucoup. C’est un « film » auquel le lecteur est invité à
lire. D’une efficacité certaine avec une angoisse, diffuse, qui grandit au fur
et à mesure de l’intrigue.
Un autre titre chroniqué à découvrir absolument aux éditions DENOËL/LUNES D'ENCRE !
Alors, ami lecteur, fait comme moi, achète ce petit bijou
d’humour et d’horreur de l’espace. Gary va devenir ton guide vers l’indicible !
Foi du BELIAL (l'excellente maison d'édition des littératures du l'Imaginaire) et de sa collection UNE HEURE LUMIERE !