mercredi 15 juin 2022

DES ROMANS YOUNG ADULTS POUR VOS LECTURES D'ETE

 


                               L'été, c'est la période propice à se laisser aller à des lectures Yougn Adults, sur la plage ou sur vos sites de vacances. Voilà deux titres tirés du catalogue de chez J'AI LU et parus initialement chez de SAXUS !


La Neuvième Maison - 1

Alors qu’elle se remet de ses blessures à la suite d’un massacre inexpliqué, Alex Stern se voit proposer d’intégrer l’université Yale au sein de la Maison Léthé. Cette société secrète a pour mission de contrôler l’usage de la magie au sein des huit autres maisons que compte la prestigieuse institution. La jeune femme doit cette position enviable quoique dangereuse à un talent très particulier : elle est capable de voir les fantômes. Mais un soir, elle est témoin d’un meurtre d’une violence rare. Son enquête la confrontera à des forces qui défient l’imagination…



Bone Season

Tome 1 - Saison d'os

À Scion-Londres, les clairvoyants n’ont pas droit de cité. Ils sont pourtant nombreux à vivre et à travailler dans la clandestinité, comme Paige, dont le job consiste à voler des informations dans l’esprit des gens pour le compte d’un baron de la pègre. Un soir, la police psychique l’appréhende et l’envoie à Oxford, dans un camp de rééducation où des êtres dotés d’un pouvoir inimaginable, les réphaïm, font régner la terreur. L’un d’eux, le gouverneur Arcturus, la prend sous son aile et lui propose même de l’aider à développer ses talents. Mais Paige n’a qu’un seul objectif : l’évasion.


                                    C'est inventif, frais, empli de magies et vous deviendrez accros à ces excellents romans de plus de 500 pages. Vous allez forcément attirer l'attention de vos voisin e s de serviettes de plage qui ne manqueront pas de vous en demander le prêt. Alors, soyez sympa et faites passer...




jeudi 9 juin 2022

SUR LA ROUTE D'ALDEBARAN, OU UN AMI QUI TE VEUT DU MAL !

 


SUR LA ROUTE D’ALDEBARAN (Walking to Aldebaran - 2019)

Auteur : Adrian TCHAIKOVSKY


Né en 1972 à Woodhall Spa, dans le Lincolnshire, Adrian Tchaikovsky, après des études de zoologie et de psychologie, a longtemps travaillé comme juriste. Écrivain à plein temps depuis 2018, trois de ses romans ont été publiés à ce jour en France, tous chez Denoël, dont le premier d’entre eux, le très remarqué Dans la toile du temps, lauréat du prix Arthur C. Clarke. Il est aujourd’hui considéré comme l’une des voix les plus prometteuses des littératures de l’Imaginaire britannique.
Improbable rencontre entre La Grande Porte de Frederik Pohl et le Alien de Ridley Scott, Sur la route d’Aldébaran est sa première apparition dans la collection « Une heure-lumière ».

Traduction : Henry-Luc PLANCHA

Editeur : LE BELIAL – Collection UNE HEURE LUMIERE

Sortie : Janvier 2021

Illustration de couverture : Aurélien POLICE

Prix : 9.90 €

154 pages

 

 

Résumé 4ème de couverture :

« Aux confins du Système solaire, la sonde spatiale Kaveney découvre… quelque chose — une structure fractale gigantesque dotée d’une propriété étonnante : elle semble présenter la même face quel que soit l’angle sous lequel on l’observe. Vite surnommé le Dieu-Grenouille en raison de son apparence vaguement batracienne, l’artefact fascine autant qu’il intrigue, d’autant que son origine non-humaine ne fait guère de doute. Face à l’enjeu majeur que représente pareille trouvaille, un équipage international de vingt-neuf membres est constitué. Avec pour mission, au terme d’un voyage de plusieurs dizaines d’années dans les flancs du Don Quichotte, de percer les mystères du Dieu-Grenouille. Or, ce qui attend ces ambassadeurs de l’humanité défie tous les pronostics. Toutes les merveilles. Toutes les horreurs…

« C’est référencé, c’est horrible et c’est drôle. À lire sans hésitation. »
L’Épaule d’Orion

Salut Gary Rendell, c’est moi Toto (puisque c’est ainsi que tu m’interpelles) et je viens de terminer ton histoire, ou plutôt d’une partie de ton histoire. Entre l’initiative, la préparation et l’envoi de l’expédition destinée à découvrir les secrets de l’artéfact Dieu-Grenouille et de ses multiples ouvertures ; et de tes pérégrinations et rencontres en tout genre à l’intérieur des dites cavités sans fin, là où tu t’es perdu ! Après avoir assisté à la disparition de tous tes collègues…

Commenté avec humour, tu m’as balancé quelques références à la culture ciné SF classique et l’incontournable ALIEN. Mais la vérité était ailleurs !

Commencé sur le ton « cool », je t’ai senti devenir schizo, brutal, irascible, violent, fou peut-être dans ce labyrinthe de l’espace qui défie tes connaissances rationnelles de terrien. A l’image du fameux monolithe de « 2 001, l’odyssée de l’espace ».

Et ton vaisseau spatial qui t’a amené jusque-là, le Don Quichotte, nom prédestiné. Le héros de Cervantès ne confondait-il pas des moulins avec des géants, c’est un peu ton histoire, non !

C’est vrai que tes rencontres, ton parcours ressembleraient à des visions de l’enfer du peintre Bosch : « … Le prédateur ne s’arrête pas ; il ne peut sans doute pas me voir. Mais moi, je le peux, ce qui modifie mon jugement car il est beaucoup plus horrible que ce qu’avait envisagé mon pauvre esprit terrestre. La majeure partie de son corps se compose d’un entrelacs d’intestins répandu comme du lierre le long du couloir… avec ses sortes de becs, au moins sept, disposés en vis-à-vis et dotés de bords dentelés… ». Extrait

Tu as beaucoup parlé de situations politiques pas simples aussi : « … Et les choses se sont gâtées, et le temps a passé, et quelques petites guerres ont éclaté sur Terre, conférant à plusieurs membres d’équipage le statut théorique d’ennemis mortel pendant des mois, voire des années ; le genre d’absurdité difficile à soutenir quand on traverse la ceinture d’astéroïdes, qu’on s’éloigne de Mars pour approcher Jupiter et qu’aucun gouvernement n’a pu faire engager un commissaire politique à bord... ». Extrait


Un peu de sérieux maintenant pour qualifier cette novella du lauréat du prix Arthur C. CLARK pour « Dans la toile du temps ». Je l’ai trouvée excellente. L’écriture, très visuelle, en fait une des bonnes surprises d’une collection qui en compte pourtant beaucoup. C’est un « film » auquel le lecteur est invité à lire. D’une efficacité certaine avec une angoisse, diffuse, qui grandit au fur et à mesure de l’intrigue.



Un autre titre chroniqué à découvrir absolument aux éditions DENOËL/LUNES D'ENCRE !


Alors, ami lecteur, fait comme moi, achète ce petit bijou d’humour et d’horreur de l’espace. Gary va devenir ton guide vers l’indicible !  Foi du BELIAL (l'excellente maison d'édition des littératures du l'Imaginaire) et de sa collection UNE HEURE LUMIERE !






mercredi 8 juin 2022

THE CRY, CE THRILLER DEROUTANT D'HELEN FITZGERALD CHEZ J'AI LU

 


THE CRY (2018)

Auteure : Helen FITZGERALD



Traduction : Alexandre CIVICO

Editeur : J’AI LU (1ère édition 2020 Les Arènes)

Sortie : avril 2020

Prix : 8.30 €

381 pages

 

 

Résumé 4ème de couverture :

«Lorsqu’ils posent le pied à l’aéroport de Melbourne, Joanna et Alistair ne savent pas encore que le pire cauchemar de leur existence s’est déjà produit.
Au cours du vol, Noah, leur bébé de 9 semaines, a perdu la vie. Que s’est-il réellement passé ?
Accès de panique ou froid calcul ? Les deux parents prennent alors une décision folle qui va les plonger sous l’œil scrutateur de l’opinion publique et bouleverser leur vie aussi sûrement que la disparition de leur enfant.
Entre mensonges et manipulations, une descente aux enfers menée avec une virtuosité machiavélique
.. »

Rares sont les romans dont la quasi-totalité des protagonistes sont guère sympathiques de prime abord. Avec « THE CRY », ce « cauchemar » devient réalité !


L'affiche de l'adaptation de ce roman "The Cry" en 2021

Depuis Joanna, le personnage central ; une jeune mère déprimée, dépassée par sa maternité. Autour d’elle gravite Alistair, son mari, originaire d’Australie et devenu un politicard en vue au Parlement de Londres. Imbu de lui-même, il connaît des attaques critiques de ses adversaires politiques. En raison, notamment, de son divorce d’Alexandra, sur le chemin de l’alcoolisme aujourd’hui, qui élève avec difficulté leur fille, Chloé, adolescente déboussolée. Elles vivent en Australie. Alistair souhaite au cours de son retour au pays, récupérer la garde de sa fille.

Ah, si ! Il y a une âme innocente, Noah, le bébé d’Alistair et Joanna. Un petit garçon qui crie trop souvent, culpabilisant Joanna. Prise entre vouloir le calmer et se posant des questions sur l’allaitement, sa véritable place au sein du couple, sur la façon d'élever un enfant. Sur le regard qu'elle porte à son époux entre amour et haine ?

Un bébé qui va se montrer « insupportable » durant le vol Glasgow/Melbourne qui emmène le couple vers le pays d’origine du père ! Un vol où les passagers vont subir avec irritation les cris de l’enfant ; une attitude qui met hors d’elle Joanna. Mais aussi l’indifférence du père, passif pendant une partie du vol. Au cours d’une escale, il reprend son rôle de père, arrivant à calmer l’enfant. Sauf que l’impensable se produit (spoiler lu dans le résumé de la 4ème de couverture).

C’est alors qu’Alistair va échafauder une mise en scène qui va entraîner son épouse et lui dans une mécanique sordide mettant en scène média,  police et système judiciaire australien. Un stratagème derrière lequel se cache un grain de sable fatal.

Pourquoi le lecteur découvre des chapitres mettant en scène un tribunal où Joanna est l’accusée. D’ailleurs, accusée de quoi ?


Edition française originale

Je ne dévoile pas ici l’enchaînement dramatique qui entraîne les différents protagonistes dans une série de fausses pistes, de mensonges, de manipulation, de haine cachée. Tout en dévoilant leur véritable nature, sordide, méprisable…

Thriller rugueux, froid, âpre mais prenant, où le lecteur se trouve régulièrement dupé au cours de l’intrigue, menée de main de maître par Helen FITZGERALD. Sans attirer une quelconque sympathie. Nous aussi nous avons envie de hurler ; jusqu’au dénouement que nous n’avons pas venu venir.

Extrait : « … Difficile d’appeler cela une gifle, bien que Joanna ne vit pas si le poing d’Alistair était fermé ou non. Quoi qu’il en soit, sa main s’écrasa sur la pommette de Joanna avec une puissance qui fit faire un tour complet à sa tête façon Exorciste avant qu’elle ne tombe au sol, à côté de ses chevilles… »



"Il est parti. Et dire la vérité ne le fera pas revenir !"


mercredi 18 mai 2022

LA TERRE DEVIENT ERRANTE SOUS LA PLUME DE LIU CIXIN

 


TERRE ERRANTE (2020)

Auteur : LIU CIXIN Né en 1963, Liu Cixin compte parmi les auteurs majeurs de la SF contemporaine. Déjà parus chez Actes Sud : Le Problème à trois corps (2016), La Forêt sombre (2017), La Mort immortelle (2018), Boule de foudre (2019) et Terre errante (2020).

Crédit photo : DR

Traduction : Gwennaël GAFFRIC

Editeur : ACTES SUD

Sortie : Janvier 2020

Prix : 9.00 €

80 pages

 

 

Résumé 4ème de couverture :

«Je n’avais jamais vu la nuit. Je n’avais jamais vu les étoiles. Je n’avais jamais vu le printemps, ni l’automne, ni l’hiver. Je suis né à la fin de l’Ère du freinage. La Terre venait tout juste d’arrêter de tourner. »

Lorsque les astrophysiciens découvrent que la conversion de l’hydrogène en hélium s’est accélérée à l’intérieur du Soleil, ils comprennent que notre étoile est sur le point de se transformer en une géante rouge qui absorbera de manière inéluctable la Terre. Pour contrer cette extinction programmée de l’humanité, les nations se regroupent pour mettre en branle un projet d’une ambition folle : élaborer des moteurs gigantesques afin de transformer la planète bleue en véritable vaisseau spatial et de l’emmener à la recherche d’une nouvelle étoile…

Dans cette novella écrite en 2000, Liu Cixin manifeste déjà tout le talent que l’on retrouvera à l’œuvre dans la trilogie du Problème à trois corps. Disponible sur Netflix sous le titre The Wandering Earth, l’adaptation cinématographique qui en fut tirée en 2019 se hissa au troisième rang du box-office mondial. »

 

La technologie humaine au service de la sauvegarde de l’espèce humaine. Avec minutie scientifique, l’auteur développe l’idée de la création d’une barrière de réacteurs monumentaux autour de notre planète afin de lui permettre de se soustraire à l’attraction du soleil mourant. Il décrit les conséquences sur la climatologie et les catastrophes : raz de marée géants, tremblements de terre ; entraînant la destruction des plus grandes métropoles urbaines. Obligeant les survivants à se réfugier dans des « bunkers » souterrains géants.

Ce « vol » à travers l’espace et échapper ainsi à notre système solaire vers une galaxie lointaine habitable doit durer plus d’un millier d’années. Plus qu’une vie d’hommes. Des générations doivent se succéder pour accomplir l’impensable.

Conté par un témoin qui se remémore les débuts de ce voyage en compagnie de son père, perpétue une tradition de sortir à l’extérieur, protégés du froid spatial pour admirer la clarté aveuglante des cieux étoilés ainsi que les fameux réacteurs.

La poésie de l’écriture de Liu CIXIN rend crédible ces bouleversements : « La Terre était en route. L’Humanité était en route. C’est au moment du départ que mon grand-père est mort. Les brûlures sur son corps avaient fini par s’infecter. Dans ses derniers instants, il répétait inlassablement cette phrase « Terre ! Ô ma Terre errante ».

Un texte court mais dense, poétique je l’ai dit, qui se suffit à lui-même par la cohérence de l’écriture et de l’intrigue. Une qualité de l’écriture qui se retrouvera dans ses romans suivants tous édités chez ACTES SUD ! Liu CIXIN n’en oublie pas d’évoquer les conséquences sociales d’un isolement aussi long…  






J’ai beaucoup aimé lire le texte après avoir vu le film dont il est une lointaine adaptation. Film chinois qui mise sur la vision du spectaculaire et des effets spéciaux. Je vous recommande plutôt la bande dessinée adaptée du texte, chez DELCOURT, scénarisé par Christophe BEC et dessiné par Stefano RAFFAELE...


 

Extrait : « Nous évoluions dans une nuit noire, longue et silencieuse. Les propulseurs du continent américain, eux, fonctionnait à pleine puissance. C’était là-bas que se trouvaient les tuyères de la fusée terrestre. L’hémisphère Ouest faisant lui aussi face au Soleil, la chaleur y était torride, et toute la végétation était carbonisée. »


 


mardi 17 mai 2022

CLAIRE NORTH FASCINE AVEC LE SERPENT

 


LE SERPENT – LA MAISON DES JEUX – TOME 1 (THE SERPENT – 2015)

Auteure : Claire NORTH (Née en 1986 en Angleterre, Claire North publie son premier livre à l’âge de 16 ans, sous son nom véritable, Catherine Webb — une huitaine d’autres romans suivront. Avide de nouveaux territoires littéraires, elle adopte le nom de Claire North en 2014 pour sa première incursion dans un registre plus science-fictif : Les Quinze Premières Vies d’Harry August sera salué par le prix Campbell Memorial en 2015. Elle a depuis fait paraître six romans, tous accueillis par une critique unanime)


Traduction : Michel PAGEL

Illustration de couverture : Aurélien POLICE

Editeur : LE BELIAL – Collection UNE HEURE LUMIERE

Sortie librairie : 03/2022

154 pages – 10.90 €

 

Résumé de l’éditeur :

« Venise, 1610.
Au cœur de la Sérénissime, cité-monde la plus peuplée d’Europe, puissance honnie par le pape Paul V, il est un établissement mystérieux connu sous le nom de Maison des Jeux. Palais accueillant des joueurs de tous horizons, il se divise en deux cercles, Basse et Haute Loge. Dans le premier, les fortunes se font et se défont autour de tables de jeux divers et parfois improbables. Rarement, très rarement, certains joueurs aux talents hors normes sont invités à franchir les portes dorées de la Haute Loge. Les enjeux de ce lieu secret sont tout autre : pouvoir et politique à l’échelle des États, souvenirs, dons et capacités, années de vie… Tout le monde n’est pas digne de concourir dans la Haute Loge. Mais pour Thene, jeune femme bafouée par un mari aigri et falot ayant englouti sa fortune, il n’y a aucune alternative. D’autant que l’horizon qui s’offre à elle ne connaît pas de limite. Pour peu qu’elle gagne. Et qu’elle n’oublie pas que plus élevés sont les enjeux, plus dangereuses sont les règles…

« […] surprenant, intriguant, à la fois récit fantastique et paranoïaque sur un monde où tout un chacun peut être acheté, doublé d’une sombre réflexion sur les choses qui comptent vraiment quand tout peut être mis en jeu. » KIRKUS REVIEWS 

 

Où le lecteur s’introduit-il ? Au théâtre ! Sur le plateau d’un théâtre où va se jouer une comédie dramatique, au 17ème siècle, à Venise. La flamboyante et prospère Cité indépendante mais empreinte de mystères, de cruautés. Derrière les masques de carnaval se cachent des luttes de pouvoir : commerces, politiques. Au-dessus se tient la Maison des Jeux. A ceux qui se montrent talentueux, la Haute Loge. Mais pour en mériter l’accès, il faut en passer par une épreuve « initiatique » consistant à amener un challenger au plus près du pouvoir des doges quitte à vaincre d’authentiques adversaires. Avec en main des pièces d’un jeu d’échec qui correspondent à des atouts à manipuler…

C’est là que va se jouer le destin de Thene, qui va l’amener là où se trame une guerre d’un genre nouveau. Un seul objectif : la victoire ! Quel qu’en soit le prix. Au risque de se brûler les ailes.

Alors sur l’échiquier du pouvoir vont se succéder les coups les plus improbables avec des pièces d’un puzzle qui trouve encore un écho aujourd’hui. Entre lumières et ténèbres. Là où qui joue, peut perdre beaucoup. Jusqu'à l'ultime "échec et mat !". 

Claire NORTH manipule son lecteur et construit une trame (une toile ?) sur fond historique mais qui est celle qui agite le monde des puissants depuis l’origine du monde : le Pouvoir ! Sans doute l’intrigue qui se révèlera dans les 2 prochains tomes, « Le voleur » et « Le Maître ».





Thene est-elle sympathique ? le sait-on vraiment. Elle, la femme, s’introduit dans des sphères à dominante masculine. Elle en extrait leur peur, leur chagrin, leur suffisance pour mieux les manipuler. Insidieusement, en louvoyant habilement, prête à frapper douloureusement telle un reptile implacable ; avec froideur et sans état d’âme.

Extrait : "Pourquoi jouez vous, madame ? demande-t-elle enfin.

Thene hésite.
"Allons, allons, lui reproche son interlocutrice. Nous sommes sœurs et je suis dans votre main. J'ai été joueuse. Je puis vous être plus utile que vous ne le croyez. Pourquoi jouez vous ?
- Pour être libre... Pour être...  puissante..."
 

Rarement un texte court ne m’aura autant dérangé, irrité, perturbé, fasciné que celui de Claire NORTH. Une novella indispensable dans ce monde de l’Imaginaire où les écrits manquent de force parfois.






lundi 9 mai 2022

ILS RODENT AUTOUR DE NOUS, L'OMBRE DES AUTRES DE C.J. TUDOR, LE FRISSON DU MOIS

 


L’OMBREDES AUTRES – 2020

Auteure : C.J. TUDOR (CJ Tudor est une auteure anglaise née à Salisbury et vivant aujourd'hui à Nottingham. Avant de se consacrer à l’écriture, elle a travaillé comme journaliste, rédactrice en chef, scénariste, voix-off et présentatrice TV.
Son premier roman, sombre et macabre, intitulé L'homme craie parait en 2018 et elle est récompensée par les prix du meilleur premier roman du prix Barry 2019 et du prix Thriller 2019.
C.J. Tudor est aussi l'auteure de La Disparition d'Annie Thorne (2019) et de L'ombre des autres (2021).)

Traduction : Thibaud ELIROFF

Editeur : J’AI LU (première édition chez PYGMALION-2021)

Sortie librairie : 04/2022

410 pages – 8.30 €

 

Résumé de l’éditeur :

« Il envisageait de changer de file quand le visage d’une fillette apparut dans le pare-brise arrière, parfaitement encadré par les autocollants écaillés. Elle semblait avoir cinq ou six ans. Visage lunaire, joues roses. Fins cheveux blonds rassemblés en deux couettes hautes. La première chose qu’il se dit, c’est qu’elle aurait dû être attachée. La deuxième fut : Izzy. »
Depuis ce jour, Gabe n’a jamais revu sa fille. Trois ans après le drame, il arpente jour et nuit l’autoroute dans l’espoir de la retrouver.
De leur côté, Fran et Alice passent aussi leur temps en voiture… mais pour fuir ceux qui leur veulent du mal.
Leurs histoires convergent vers un même groupe : Les Autres. Soumettez-leur une requête, ils trouveront une solution. Mais à quel prix ?
».

 

Stephen KING a beaucoup aimé. Il n’est pas le seul.

Les frissons sont au rendez-vous. Avec une efficacité littéraire certaine, C.J. TUDOR tisse une toile où le lecteur se débat inutilement. Vous êtes captif de l’histoire de Gabe. Essayant de deviner qui sont les bons et les méchants. Chapitre par chapitre, l’auteure distille des pistes que même la police anglaise a bien du mal à croire. Et pourtant un mystérieux groupe de personnes applique une sorte de justice effrayante : Les Autres. Gabe les a peut-être côtoyés depuis qu’il parcourt inlassablement la même route, s’arrêtant dans les même bars et restaurants, s’attirant pitié ou crainte,  jusqu’à la folie ?  Qui est cette autre fillette qui transporte un sac rempli de galets ? Qui est vraiment ce bon « samaritain » dévoué à Gabe à la recherche de la vérité ? L’OMBRE DES AUTRES est un thriller efficace, maitrisé de bout en bout. Avec juste ce qu’il faut d’étrangeté, de fantastique peut-être pour vous éviter de décrocher ! Un roman qui va vous donner l’envie de découvrir de nouveaux titres : « L’HOMME CRAIE » ; « LA DISPARITION D’ANNIE THORNE » ; et la nouveauté de ce mois de mars chez Pygmalion, « LES INCANDESCENTES ».








« Gabe reporta son attention sur le carnet. Plusieurs fragments de mots et de lettres se chevauchaient. Mais deux d’entre eux ressortaient, empreintes spectrales de la main d’un mort. LES AUTRES. » Extrait

 Verdict : un thriller captivant, inventif et sinistre… 
Extrait d'un article de "Crime by the Book"  

"... Je pousse un soupir de soulagement chaque fois que je commence un nouveau livre de C.J. Tudor. Ce n'est pas parce que ces livres sont des lectures légères et relaxantes - ils ne le sont pas, par aucun effort d'imagination. C'est parce que C.J. Tudor, peut-être plus que n'importe quel nouvel auteur que j'ai découvert au cours des dernières années, écrit avec le genre de confiance et d'assurance qui met le lecteur totalement à l'aise. Les histoires de Tudor sont des confections sombres, complexes et hallucinantes, le genre de livres qui se glissent sous votre peau et vous obligent à continuer à tourner les pages bien au-delà de l'heure du coucher. Ce sont, pour moi, de pures évasions - des histoires qui valent la peine d'être dévorées sur votre liste de choses à faire. La troisième sortie de Tudor, qui vient d'être mise en vente aux États-Unis plus tôt cette semaine, ne fait pas exception. L’OMBRE DES AUTRES commence par un mystère de personnes disparues apparemment simple : un père est à la recherche de sa jeune fille, une fille qui a disparu trois ans auparavant. Il est le seul à croire qu'elle est encore en vie et il n'abandonnera pas tant qu'il ne l'aura pas retrouvée. Mais il y a des forces plus sinistres à l'œuvre ici, à savoir un groupe anonyme et ténébreux qui vit sur le dark web - L'OMBRE DES AUTRES. Qui sont ces "autres personnes" et quelle implication ont-elles, le cas échéant, avec l'enfant disparu de notre protagoniste ? Au fur et à mesure que les lecteurs suivront les fils de ce mystère complexe, ils découvriront rapidement que la vue d'ensemble de L’OMBRE DES AUTRES est encore plus fascinante que ses parties individuelles. Entrelacé de suspense surnaturel et débordant de valeur de divertissement qui tourne la page et de poids émotionnel, L'OMBRE DES AUTRES cimente C.J. Tudor comme la reine moderne de la chair de poule. Tout lecteur qui aime la fiction policière qui repousse les limites doit simplement ajouter C.J. Tudor à sa liste de lecture…

L’OMBRE DES AUTRES est en partie du mystère de personnes disparues, en partie thriller
 psychologique, en partie travail de suspense surnaturel, et la somme de toutes ses parties 
est un roman exceptionnel et captivant empreint de menace et dégoulinant de valeur de 
divertissement… 
Q : Pourquoi vous appelle-t-on les Autres ?

 R : « Nous sommes des gens comme vous. Des gens à qui des choses terribles sont arrivées. Nous n'avons pas trouvé de réconfort dans le pardon ou l'oubli. Mais en s'aidant mutuellement à trouver justice. »